Mont-Sainte-Anne : vive déception après que RCR demeure l’exploitant du secteur est
Alors que les discussions se poursuivent entre les deux parties, la Sépaq confirme que c'est la station Mont-Sainte-Anne, une propriété de Resort of the Canadian Rockies (RCR), qui exploitera les activités autour de la montagne, comme le ski de fond et le vélo. Deux regroupements citoyens dénoncent vivement la décision. Lors d'une rencontre à ce sujet au début de février, des citoyens engagés de la Côte-de-Beaupré avaient mentionné qu'ils ne voulaient pas de RCR comme exploitant de ce secteur. C’est le cas de Jean-Pierre Dufour, président de l’organisme à but non lucratif (OBNL) Centre de plein air Mont-Sainte-Anne, qui estime que la société d’État a balayé du revers de la main l’opinion de la population. Jean-Pierre Dufour souhaite que le modèle de gestion du Mont-Sainte-Anne soit revu par le gouvernement. Photo : Radio-Canada Le président des Amis du Mont-Sainte-Anne, un autre OBNL voué à la revitalisation de la montagne, abonde dans le même sens. Yvon Charest est d’avis que le gouvernement paiera très cher le coût de sa confiance envers l’opérateur. Yvon Charest considère que l'intérêt de RCR est de « maintenir le statut quo le plus longtemps possible ». Photo : Radio-Canada Tant que vous allez avoir une stratégie dont la seule option c'est d'avoir une entente négociée avec RCR, RCR va demander la Lune, la planète Mars et le soleil. Le litige pour la propriété des terrains autour de la montagne a duré plusieurs années. Un revirement de situation a mis fin au processus judiciarisé en décembre dernier, lorsque le gouvernement du Québec et RCR ont annoncé des investissements pour de nouvelles installations de ski alpin, notamment. De nombreux skieurs et planchistes exigent depuis plus de deux ans que la station Mont-Sainte-Anne réinvestisse dans ses remontées mécaniques. La Sépaq garantit qu'elle surveillera les opérations de RCR pour les activités de plein air. Elle souhaite permettre la création d'une table d'harmonisation pour discuter de l'exploitation et du développement du territoire. Ces propos ne calment en rien les inquiétudes partagées par Jean-Pierre Dufour et Yvon Charest. Le chalet à l'accueil des pistes ski de fond au mont Saint-Anne. Photo : Radio-Canada La Société précise que différents éléments l'ont guidée dans sa décision de maintenir RCR comme exploitant du secteur est comme l'avantage d'avoir un seul opérateur pour toutes les activités de la montagne et du pourtour. La Sépaq ajoute que le maintien du contrat de travail des employés syndiqués a joué en la faveur de RCR. Le transfert de propriété du secteur est à la Sépaq se poursuit, et les signatures nécessaires seront réalisées d'ici l'été. De son côté, RCR indique accueillir positivement la décision de la Sépaq. Avec la collaboration de William GagnonUne entente de délégation de gestion devra être signée. Cette nouvelle approche permettra dorénavant d'exiger des conditions de qualité et une reddition de comptes de la part de l'exploitant
, informe la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), dans un communiqué vendredi matin. 
Le secteur est va être confié à une organisation qui a démontré hors de tout doute dans les 25 dernières années qu’elle ne pouvait pas faire de développement
, avance-t-il. Ce sont les mêmes personnes qui aujourd’hui font en sorte que des billets de ski de fond pour quatre personnes sont 60 % plus chers. C’est le double du prix du ski de fond à la Sépaq.

RCR n'a pas respecté les deux derniers contrats signés avec le gouvernement, a laissé l'achalandage diminuer, a laissé l'équipement fondre et n’a pas réagi à un sondage sur la satisfaction de la clientèle où il est au 19e et dernier rang des montagnes de ski alpin au Québec
, énumère Yvon Charest.Une entente devra être signée
La Sépaq est heureuse de mettre son expertise, son savoir-faire et son expérience au service du secteur Est du Mont-Sainte-Anne en collaboration avec les partenaires du milieu et au bénéfice de l'ensemble de la communauté
, écrit le PDG de la Sépaq Martin Soucy.Si on veut consulter des gens et les prendre en compte, on le fait avant, pas après le fait
, laisse tomber M. Dufour.
Depuis le départ, nos préoccupations ont été de mettre en valeur l’ensemble du territoire touristique et ses activités, en assurant une cohérence de mise en marché qui nous place dans la liste des meilleurs attraits nord-américains
, a précisé Maxime Cretin, vice-président et directeur général, région de l’Est, pour l'entreprise.
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